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DIMANCHE 14 JANVIER RION-LALUQUE/SPORTING 2

15 janvier 2018 - 16:09

ETRENNES ...

J'aime les bruits et les odeurs de vestiaires. Les odeurs d'avant-match cela va de soi, pas celles d'après-match où la sueur est tout ce qui nous reste avec la fatigue et les senteurs nauséabondes de la défaite. Le cliquetis encore léger des crampons alu sur le carrelage vient raviver ma mémoire auditive de l'avant-match. L'odeur de camphre et autres onguents me rappelle inéductablement des vestiaires fréquentés il y a quelques décennies.

Certes, il sagissait de vestiaires de rugbymen où il fallait veiller à ne pas pénêtrer la sphère personnelle de quelque seconde ligne en phase de... stimulation mentale, sous peine de mise en situation immédiate, comme un préambule au combat à venir. La sanction vous arrivait, instantanée, en pleine poire. Il n'y avait à l'époque pas plus de vidéo sur le terrain que dans les vestiaires ou le couloir d'accés au terrain. Vous preniez très vite conscience que, sur l'échelle du bourre-pif, le curseur de la motivation pouvait osciller considérablement suivant l'individu. Certes, les moeurs, là comme ailleurs, ont évolué. Je garde pourtant une certaine tendresse pour cette époque où on pouvait vous détruire le portrait en vous attestant d'un amour sans faille.

Et puis il y a les mots. Plus ou moins puissants, décibellement parlant, plus ou moins forts dans le registre de l'émotion. Là aussi, dans une certaine mesure, on semble revenu à plus de raison. C'est selon. Selon la personnalité de l'orateur et l'acuité auditive des recevants. Tout au long de ces instants partagés, il a toujours été question, comme un leitmotiv, de ne pas faire de cadeau à l'adversaire, voire plus, de le châtier physiquement et de le détruire psychiquement. Dans le meilleur des cas. En restant, autant que faire se peut dans le respect des codes chevaleresques. Ou pas.

Certains pourtant dérogent à la règle. J'ai eu, j'ai toujours l'impression d'avoir appartenu ou pour le moins supporté des équipes peu avares en cadeaux divers et variés au profit d'adversaires se délectant de telles opportunités. Des cagades dont on rit après une période incompréssible de 15 ou 20 ans. Des erreurs dont vos partenaires se délectent pendant 5 ou 6 saisons. Ou moins si vous réitérez la boulette dans un délai n'excédant pas la période de péremption de la précédente.

C'est un peu les mésaventures que semble collectionner cette équipe 2 depuis quelques rencontres, dont la dernière en date ce dimanche, perdue sur un petit but d'écart. A croire qu'elle aurait décidé d'anticiper et désormais prolonger une période d'étrennes déjà trop conséquente. Suffit-il de décréter que cette période est belle et bien terminée jusqu'à la fin de la présente saison ? Si tel est le cas, mettons de suite cette volonté en pratique. De grâce !

Il n'est pas question de faire ici le procés de tel ou tel. Chacun peut et doit se reconnaître  en la matière sous peine d'être frappé de cucurbitacéïte aiguë et irréversible. Une erreur individuelle n'est que la face visible de l'iceberg. Elle est toujours le signe extèrieur d'une défaillance collective. Que chacun, dans son seuil de compétences, travaille individuellement pour une plus grande réussite collective. C'est le plus beau cadeau qu'un licencié puisse faire à son club.

On pourra dire alors tout simplement que c'est à partir de Rion qu'on a fini de rigoler.

Bonne semaine et bons entraînements à tous.

A très vite.

Jean

 

 

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